30 janvier 2007
photos du jour
Yayah la mascotte
Eva le rayon de soleil
24 janvier 2007
Coucou, c'est l'écrivain public
Aujourd'hui, pas d'cours, pas d'stage, le bonheur !
Aujourd'hui, nous, les étudiants en licence pro "écrivain public", avons créé un blog où déposer nos oeuvres, le bonheur !
Aujourd'hui, ça m'a donné l'idée d'aller regarder sur celui du bateau. Malheur ! personne n'a écrit depuis le 4 janvier 9 h 01. Où êtes-vous ? Que faites-vous ?
Aujourd'hui aussi, j'ai fait mes devoirs : du droit, de la sociologie, quelle horreur !
Et puis un devoir oublié : une poésie !
Ecrire un poème anaphore. Les profs ont de drôles d'idées, ils emploient quelquefois des gros mots. Celui-là a des excuses, il anime un "atelier d'écriture". Un atelier ? Non, il ne s'agit pas de chausser ses chaussures de sécurité ou d'endosser son bleu de travail mais de fourbir sa plume, c'est du boulot aussi.
Anaphore dites-vous ? Il s'agit d'écrire en commençant chaque phrase par le même mot, en l'occurence un verbe. Moi la poésie, c'est pas trop mon truc et puis comme je n'ai pas trop compris la consigne, je lui en ai fait deux des poèmes, je vous les offre. Parce qu'un poème, c'est comme un bouquet, c'est comme un cadeau, il faut l'offrir. On n'écrit pas pour soi, encore moins quand on est :
L'ÉCRIVAIN PUBLIC
Écrire les mots des autres
Écrire leur solitude
Écrire dans l'urgence
Écrire leurs espérances
Écrire seule à ma table
Écrire dans leur sillage
Écrire pour survivre
Écrire avec leur cœur
TREMPER MA PLUME DANS L'ENCRE DE VOS CŒURS
Écrire les mots des autres
Préparer le sillon
Écrire dans l'urgence
Semer leur solitude
Écrire pour survivre
Arroser leurs espoirs
Écrire seule à ma table
Récolter leur histoire
Aujourd'hui aussi j'ai obtenu un rendez-vous avec un écrivain public, un vrai pas un stagiaire, pour savoir comment il se débrouille du boulot
Aujourd'hui encore j'ai contacté les éditions du Quart monde pour essayer de leur "vendre" vos histoires et le témoin que je veux me faire d'elles.
et Demain cinq et demi
Salut les amis
Je vous dis à lundi
Dominique
04 janvier 2007
Que diable vas-tu faire dans cette ... péniche ?
Qu’est ce que j’y faisais de beau ? Des cours
d'alphabétisation pour adultes, de la catéchèse et des jeux avec les enfants.
Le premier obstacle pour les étrangers qui veulent s'intégrer, c'est
l'apprentissage du français et la nécessité de savoir lire et écrire. C'est un
travail passionnant. Je n’y connaissais rien et j’y ai beaucoup appris en
pédagogie éducative.
Le cours de catéchèse m'a donné l'occasion de composer un programme catéchétique et de choisir une pédagogie d’enseignement. Le résultat est plutôt encourageant : lors du deuxième cours, une petite fille nous a remis une lettre où elle nous remercie chaudement de lui avoir permis de retrouver la foi qu’elle avait perdu ! Merci mon Dieu !
J'ai organisé aussi des après-midi de jeux pour les
enfants. Ils ont entre 4 et 13 ans. Très vite, une chose m’a marqué sur la
péniche : Les enfants sont très violents entre eux. Le dialogue n’existe
pas ou peu et les coups partent vite ! Ils ne vivent souvent qu’avec leur
père ou leur mère et ceux-ci ont d’autres soucis en tête que leur éducation.
C'est dommage parce que du coup, les enfants vivent dans la violence. Les après-midi au parc n’ont donc pas toujours été une partie de
plaisir, mais quelques fruits m’ont encouragé. Je faisais jouer deux petites
filles de 9 ans et celles-ci ne faisaient que se disputer. J’ai du arrêter de
jouer avec elles leur signifiant ainsi que c’est grave de se disputer et de se
dire de telles méchancetés. N’obtenant pour toute réaction que des éclats de
rire forcés, j’ai patienté et après un bon quart d’heure, l’une a accepté de
"faire la paix " mais pas la seconde qui ne s’est décidée que 5
minutes avant l’arrivée à la péniche ! Ouf ! C’est gagné, mais le
combat a été rude ! Par ce service j'ai pu travailler l'art de savoir
associer douceur et fermeté, libre initiative et règles de vie commune, détente
et service des autres,... C'est très exigeant !
Un petit fioretti du bateau : Ousmane, que vous voyez
ci-contre, est un jeune homme de 30 ans. Il vient du Mali et est musulman
pratiquant (ce qui est rare après trois années passées en France). Voilà trois
mois qu’il cherchait une promesse d’embauche, promesse demandée pour obtenir un
permis de séjour. Seulement, toutes les entreprises sollicitées avaient répondu
par la négative exigeant qu’il obtienne d’abord son permis de séjour. Après
trois mois de recherche, le désespoir n’était pas loin… Je lui ai donc proposé
de se tourner vers St Joseph pour lui demander un sérieux coup de main. Nous
nous sommes assis, lui avons écris une lettre envoyée à une certaine maison St Joseph à Namur
(ceux qui connaissent comprendront), lui demandant d’obtenir à Ousmane une
promesse d’embauche d’ici Noël (nous étions le 6 Décembre) et nous engageant de
notre part à le prier tout le mois et à raconter une fois l’aide obtenue à qui
voudrait l’entendre combien il nous avait aidé. Eh bien, tenez vous bien sur
vos chaises : 7 jours après Ousmane obtenait sans difficulté une promesse
d’embauche ! (c’est le papier qu’il tient sur la photo). Merci St Joseph ! La
partie continue pour l’obtention d’un permis de séjour.


